La création d’entreprise peut d’emblée démarrer à l’international via internet et le web : le village gaulois affronter les champions étrangers et le monde global.
Les start-ups se libèrent du carcan du modèle incontournable qui consistait à faire ses preuves sur son marché national avant de dépasser les frontières et commercer aux antipodes de la planète.
Le laps de temps entre la création et l’internationalisation s’est réduit considérablement : 2,4 pays abordés chaque année contre 0,7 pour les entreprises classiques d’antan.
Cette nouvelle forme de création d’entreprise provient de la dématérialisation des échanges, de la valorisation croissante des échanges et de la spécificité des nouveaux savoir-faire : IT, biotechnologie, cleantech, notamment. Les born global entrepreneurs recherchent directement les avantages comparatifs à l’échelle planétaire pour se financer, s’approvisionner et vendre.
Chercher à faire du monde son jardin apporte davantage de possibilités qu’auparavant de se lancer dans cette course contre la montre mais les difficultés à transformer l’essai dans la durée demeurent...
Le fondateur d’Allegorithmic s’est ainsi installé en Auvergne et 90% de ses clients éditeurs de logiciels se trouvent en Asie et aux Etats-Unis : dans ce small village numérique, Sébastien Deguy a trouvé tout de suite une exposition maximale via le web qui est devenu très vite un canal de vente internationale.
On assiste ainsi au rétrécissement du monde : les entrepreneurs globaux ignorent les frontières et se frottent directement à la concurrence étrangère et profitent d’entrée de jeu des marchés les plus dynamiques dans leurs secteurs d’activité : la Chine avoisinera 9% de croissance, le Brésil 4,5% et l’Europe 1,5%...
Les difficultés ne sont pas à négliger : ROI parfois nul les 2 premières années, temps d’apprentissage incompressible, visites régulières et coûteuses à l’étranger, présence locale, étude de marché, tests,support technique local.La mondialisation a aussi ses écueils et ses déception pour le born local.
Cette capacité à être agile, agir vite et être présent sur tous les marchés significatifs pour faire connaître et vendre sa technologie est la meilleure protection de la propriété intellectuelle.
Le plus dur restera ensuite de consolider cette omni-présence dans la durée, c’est là le talon d’Achille de nos entreprises, Priceminister en tête : nos start-ups hexagonales sont malheureusement rachetées dès qu’elles font la preuve de leur concept original. C’est là notre point faible à surmonter deans les années à venir pour disposer de champions internationaux new wave et globaux.
SOS Leader - Groupe Watine Guide de la création d’entreprise