Des vagues de dé-remboursement ont eu lieu dernièrement : depuis le 1° décembre 2011, 88 médicaments ne sont plus remboursés par la Sécurité Sociale.
Ces médicaments sont-ils pour autant inefficaces ? Les autorités sanitaires ont estimé que leur Service Médical Rendu (SMR) était insuffisant...
Un décret de 1999 stipule que si le SMR est considéré comme insuffisant, le médicament ne doit pas être remboursé.
Trois critères permettent de savoir le niveau du SMR :
1 - / Les performances du médicament : est-il efficace ou pas ? Est-il bien toléré ?
2 - / La gravité de la maladie : plus elle est sévère, plus le produit a de chances d’être remboursé.
3 - / Le progrès thérapeutique : qu’apporte-t-il de plus par rapport aux médicaments déjà sur le marché ?
L’efficacité d’un médicament n’est donc pas le seul critère qui détermine son remboursement par la Sécurité Sociale.
Certains choix économiques et le lobbying des laboratoires pharmaceutiques influencent le choix du remboursement : le Médiator a été remboursé jusqu’à 65% jusqu’en novembre 2009, alors que son SMR avait été estimé insuffisant en 1999 et en 2006.
Les veinotoniques dont le dé-remboursement avait fait grand bruit en 2008 ne sont pas jugés inefficaces mais ils ne font qu’améliorer la sensation de jambes lourdes et n’empêchent pas la survenue de varices ou de phlébites.
Le taux de remboursement des médicaments anti-Alzheimer va tomber à 15% car ils ont un effet minime. Au mieux, ils ralentissent ou stabilisent le déclin cognitif pendant quelques mois seulement. Et le risque d’effets secondaires reste important.
Voici le barême de remboursement de la Sécurité Sociale en fonction du SMR : SMR important : remboursement de 65%. SMR modéré : remboursement à 35% SMR faible ; remboursement à 15%. SMR insuffisant : aucun remboursement.
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